Tout savoir sur l’isolation phonique des fenêtres

Selon une étude TNS Sofres de 2010, les nuisances sonores diurnes ou nocturnes concernent près d’un tiers des Français. Les nuisances qui gênent le plus les Français sont celles provenant de l’extérieur de leur domicile (travaux, ramassage des ordures, circulation automobile, activités des bars ou des restaurants…). Source de stress au quotidien, le bruit est souvent évoqué comme motif de déménagement. Pour réduire la transmission des bruits de l’extérieur, l’isolation phonique des fenêtres est la solution à privilégier.

 

La première question à se poser est : faut-il simplement remplacer le vitrage par un vitrage plus isolant, ou changer l’ensemble des fenêtres ?

  • Si vous choisissez de changer simplement le vitrage

    Si vous optez pour cette solution, c’est simplement la partie mobile des fenêtres (le battant ou « ouvrant ») qui sera changée. Le vitrage sera simplement posé dans un châssis existant. Le cadre des fenêtres, appelé « dormant », est conservé. Mais attention : il est capital de faire diagnostiquer la menuiserie existante par un professionnel, un dormant en mauvais état ne permettant pas une implantation fiable des nouveaux vitrages. Le professionnel vous indiquera également si l’épaisseur de l’ouvrant actuel est en mesure de supporter le poids du nouveau vitrage. La maîtrise de l’installation est capitale : une mauvaise installation et un mauvais raccord entre les vitres et le dormant engendra une perte des performances phoniques et acoustiques.

    Si en remplaçant simplement le vitrage les contraintes sont limitées pour l’occupant (travaux rapides et budget réduit), il faut garder en tête qu’une perte de luminosité doit aussi être envisagée : le double vitrage est en effet composé d’un cadre qui s’ajoute au dormant existant.

  • Si vous choisissez de changer la fenêtre

    Quand le dormant est en trop mauvais état, il est préférable de changer l’ensemble de la fenêtre. L’intervention d’un professionnel est nécessaire pour réhabiliter le mur en périphérie et reconstituer l’ensemble des appuis. C’est une solution optimale, car elle garantit le maintien à 100% des performances acoustiques et thermiques, ou une amélioration majeure.

  • Selon quels critères choisir son vitrage à isolation phonique ?

    Il existe 2 types de vitrage pour l’isolation phonique (ou isolation acoustique) : le double vitrage ou le triple vitrage.

    Le double vitrage, le plus répandu, est aussi le moins cher et le plus simple à poser, car il est moins lourd que le triple vitrage. Dans les 2 cas, ces vitrages ont des propriétés isolantes très fortes.

    Double vitrage, triple vitrage : quelles différences ?

    • Le triple vitrage est un ensemble de trois verres de 4 mm séparés par deux espaces d’air.
    • Le double vitrage est un ensemble de deux verres de 4mm séparés par un seul espace d’air.

    Néanmoins, la plupart des fabricants ont remplacé l’air par un gaz à fort pouvoir isolant (argon, krypton ou xénon). La matière de l’ouvrant (ou « battant ») joue également un rôle important : l’aluminium et l’acier sont réputés pour être les champions de l’isolation phonique.

    Pour une isolation acoustique traditionnelle, on peut privilégier un double vitrage classique. Mais si le logement est situé à proximité de grands axes routiers ou près d’aéroports, le triple vitrage peut s’avérer plus approprié.

    Avant de prendre une décision, il est préférable de demander l’avis d’un professionnel, car le choix de la solution de vitrage dépend de plusieurs facteurs (climat, ancienneté du bâtiment, orientation des fenêtres…).

  • Quelles garanties demander aux professionnels ?

    La certification la plus courante est la certification CEKAL. Elle classe la capacité d’un vitrage à réduire le bruit et offre une garantie durant 10 ans. Demandez également à connaître l’indice d’affaiblissement acoustique.